Rachat assurance-vie : combien retirer sans payer d'impôt ?
Renseignez la valeur de votre contrat et vos versements : ce simulateur calcule votre rachat maximal sans impôt sur le revenu après 8 ans, les prélèvements sociaux qui restent dus, et le coût fiscal réel de tout rachat, avant ou après ce cap.
Nettes des rachats déjà effectués
Plus-value latente : 30 000 € (30 % de la valeur du contrat)
Contrat de plus de 8 ans
Pré-rempli avec le rachat maximum sans impôt sur le revenu.
Rachat maximal sans impôt sur le revenu
15 333 €
Vous pouvez racheter jusqu'à 15 333 € sans payer d'impôt sur le revenu, grâce à votre abattement annuel de 4 600 €.
Détail pour le rachat envisagé de 15 333 €
L'abattement se renouvelle chaque année civile. Un rachat programmé, réparti sur plusieurs années, permet de sortir des revenus quasi défiscalisés année après année.
Simulation indicative et non contractuelle, établie sur la base de la réglementation en vigueur en 2026. Elle ne constitue ni un conseil en investissement, ni un conseil fiscal personnalisé. Votre situation réelle dépend de la date de versement de vos primes, de l'ensemble de vos contrats et de votre taux marginal d'imposition.
Pour aller plus loin, consultez notre guide complet de l'assurance-vie ou notre guide du Plan Épargne Retraite (PER) pour comparer les deux enveloppes.
Pourquoi un rachat n'est jamais taxé en totalité
C'est le principe le plus mal compris de la fiscalité de l'assurance-vie : un rachat partiel n'est pas taxé sur son montant total, mais uniquement sur la quote-part de gains qu'il contient. Cette part se calcule au prorata de la plus-value latente du contrat, selon la formule rachat × (gains totaux / valeur du contrat).
Prenons un exemple simple : un contrat valorisé 50 000 €, pour 35 000 € de primes versées. Les gains représentent 15 000 €, soit 30 % de la valeur du contrat. Un rachat de 10 000 € contient donc 3 000 € de gains (30 % de 10 000 €) et 7 000 € de capital, qui ressort sans aucune fiscalité puisque vos primes ne sont jamais imposées. Seuls ces 3 000 € de gains entrent dans le calcul de l'impôt et des prélèvements sociaux.
Le cap des 8 ans : le vrai déclencheur fiscal
Tant qu'un contrat n'atteint pas 8 ans, les gains retirés supportent la flat tax de 30 %, sans aucun abattement. Le 8ᵉ anniversaire change tout : chaque année civile, vous bénéficiez d'un abattement sur les gains de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Cet abattement n'est pas un crédit qui s'épuise une fois pour toutes : il se renouvelle au 1er janvier de chaque année. C'est ce mécanisme qui rend le rachat programmé si efficace pour un professionnel libéral qui souhaite se verser un complément de revenu à la retraite : en fractionnant les retraits sur plusieurs exercices, on peut faire sortir des sommes importantes en ne payant, année après année, qu'un impôt sur le revenu nul ou très réduit.
Les prélèvements sociaux, l'angle mort de beaucoup d'épargnants
C'est le point que la plupart des épargnants oublient : l'abattement de 4 600 € ou 9 200 € ne concerne que l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur la part de gains de tout rachat, y compris lorsque ce rachat est intégralement exonéré d'impôt sur le revenu grâce à l'abattement. Seule exception : sur le fonds en euros, une partie de ces prélèvements est déjà collectée chaque année au fil de l'eau, et n'est donc pas reprise une seconde fois au moment du rachat. En pratique, un rachat « sans impôt » n'est donc jamais un rachat sans aucun prélèvement : il faut toujours budgéter les 17,2 % de prélèvements sociaux sur la part de gains retirée.
Trois cas d'usage typiques pour un professionnel libéral
Lisser un complément de revenu à la retraite : programmer des rachats partiels annuels calibrés sur l'abattement disponible, pour compléter une pension dont le taux de remplacement est structurellement faible pour les professions libérales.
Financer un projet sans casser son épargne : un rachat partiel n'interrompt pas le contrat : l'antériorité fiscale et le solde non retiré continuent de fructifier, contrairement à une clôture totale.
Arbitrer entre rachat d'assurance-vie et sortie de PER : les deux enveloppes n'ont pas la même fiscalité de sortie. Notre guide pour optimiser la sortie de son PER détaille l'autre versant de cet arbitrage, pour séquencer vos retraits selon l'enveloppe la plus avantageuse chaque année.
Les erreurs fréquentes à éviter
Racheter en une seule fois en fin d'année : fractionner un gros retrait entre décembre et janvier permet d'utiliser l'abattement annuel deux fois de suite, sur deux années civiles différentes.
Oublier le seuil des 150 000 € : ce plafond s'apprécie sur l'ensemble de vos primes nettes, tous contrats d'assurance-vie confondus, et non contrat par contrat. Un épargnant multi-contrats peut avoir la mauvaise surprise de basculer au taux de 12,8 % sans s'en rendre compte.
Ignorer la clause bénéficiaire : un rachat partiel réduit le capital transmissible au décès. Avant tout rachat important, il est utile de vérifier que la clause bénéficiaire et la stratégie de transmission restent cohérentes avec vos objectifs, en particulier si le contrat sert aussi de support de transmission. Notre guide complet de l'assurance-vie détaille les deux régimes de transmission avant et après 70 ans.
Questions fréquentes
Un rachat d'assurance-vie est-il taxé sur la totalité du montant retiré ?
Non. Seule la quote-part de gains contenue dans le rachat est taxable, jamais le capital versé. Cette part se calcule au prorata : rachat × (gains totaux du contrat / valeur du contrat). Le reste, correspondant à vos primes versées, ressort toujours sans aucune fiscalité.
Combien puis-je retirer chaque année sans payer d'impôt sur le revenu ?
Sur un contrat de plus de 8 ans, l'abattement annuel sur les gains est de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Il se renouvelle chaque 1er janvier : un rachat programmé, réparti sur plusieurs années civiles, permet de sortir des revenus quasiment défiscalisés.
Les prélèvements sociaux sont-ils aussi couverts par l'abattement ?
Non, et c'est le piège le plus fréquent. L'abattement de 4 600 € ou 9 200 € ne s'applique qu'à l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur la part de gains de tout rachat, même lorsque celui-ci est totalement exonéré d'impôt sur le revenu.
Que se passe-t-il si je rachète mon contrat avant 8 ans ?
Avant 8 ans, aucun abattement ne s'applique. Les gains contenus dans le rachat supportent la flat tax de 30 % (12,8 % d'impôt sur le revenu au titre du prélèvement forfaitaire unique, plus 17,2 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème progressif si celui-ci est plus favorable à votre foyer.
Le seuil de 150 000 € de primes change-t-il le calcul ?
Oui, au-delà de la part d'abattement. Pour les primes versées après le 27 septembre 2017, les gains excédant l'abattement annuel sont taxés à 7,5 % tant que l'ensemble de vos primes nettes, tous contrats d'assurance-vie confondus, ne dépasse pas 150 000 € ; au-delà, le taux passe à 12,8 %. Les primes versées avant cette date restent soumises à un régime dérogatoire, sans ce seuil.
Faites le point sur votre stratégie de rachat
Un simulateur donne un ordre de grandeur ; un rendez-vous avec un conseiller en gestion de patrimoine permet de bâtir une stratégie de rachat programmé adaptée à votre situation réelle.
Jules GaravelliConseiller en Gestion de Patrimoine